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>> d'une groupie de base

Je voudrais (la) revoir
Au Fou du Roi de France Inter, jeudi 19 janvier 2006

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Happy New Year 2006 !


Une odeur de neige est arrivée jusqu'ici,
Neige couleur de neige qui m'a fait penser à lui
Quand il me disait : " Allons danser là-bas. - L'orchestre n'est pas bon -
Oh, ne dis pas non. "
Et ne croyez pas que je l'aie vite oublié.
Je voudrais le revoir cette année.
Je voudrais le revoir.

... Odeur de neige
,
Véronique Sanson




>> Photo

RDV dans la galerie !
BREAK ! ... Et Stéphane Bern de remercier Karin Clercq pour sa prestation ! Karin, fort surprise, Luc ne se démontant pas et jouant son "break"... Sacré Stéphane & ses fiches !


Nous sommes le 14 juillet 2006.
Je n'ai jamais daté mes pages de journal - ceci n'est pas un blog ! - et j'ai toujours imaginé que le lecteur me suivrait dans mes irrégularités, saisissant au passage les allusions aux saisons, s'accrochant habilement aux "quelques" détails privés qui pourraient l'éclairer sur le temps écoulé, s'appuyant sur les dates de concerts de Miss KC qui ont très largement rythmé ma vie depuis 4 ans... Gageure, aujourd'hui. Je n'ai pas écrit une ligne ici depuis 9 mois (...), et j'ai révisé toutes mes promesses bretonnes de septembre, comme celle "radiofrancilienne" de janvier. Comme je le disais à un certain Fred sur le forum officiel, "ça mûrit".
Et c'était vrai.
Ah ah ! (doigt pointé) : vous attendiez-vous à me revoir ?... J'espère que oui, sinon vous me connaissez encore très mal...
"Je voulais la revoir" disions-nous, je l'ai revue 1 fois en janvier, puis elle est définitivement devenue une icône inatteignable. Mon souhait, formulé sur de précédentes pages, s'est réalisé : elle s'est épanouie auprès d'autres publics, a séduit de nouveaux et vastes parterres de fans.
Et quels publics ! Je les regarde, ils ont les bras levés, des mines réjouies, de larges sourires et les yeux brillants. Ils sont de Montréal, Berlin, Prague, Brno ou Louvain-la-Neuve. Elle les a tous visités, en premier lieu ses compatriotes belges, puis les allemands qui l'attendaient - les berlinois !, les pays de l'Est qui l'aimeront de plus en plus, les canadiens, les francophones d'Amérique tous prêts à lui laisser une place dans leur paysage de chansons. Belle tournée, beau travail que je n'ai fait qu'imaginer. Je suis allée lire les mots de ces témoins, j'ai même lu son propre journal (ouf ! Elle donne quand même beaucoup, isn't it ?), mais tout cela est resté abstrait. Une rumeur que sa carrière se passe, là-bas. Que l'auditoire grandit, que la légitimité s'affirme, concert après concert. Le réseau se resserre autour d'elle, s'échauffe sur ses passages passés et à venir. Le témoin français est une parmi les autres.
Et ça me plaît comme ça ! Elle est à Vous (un peu à moi).

En janvier, l'executive woman était à son sommet. L'oreille collée au téléphone portable, dans son grand manteau blanc, le cheveu de plus en plus blond... La trentaine triomphante toujours entre deux rendez-vous, à St Germain ou chez Arte ! Quelle étiquette consolatrice !! Que de mois de chômages à venger !!!... La modestie n'est revenue qu'entre 11 et 13, ce jeudi 19 janvier, quand je suis retournée à Radio France (Mon Empire State Building ?), faussement VIP, déjouant rapidement l'accueil et la sécurité, s'affirmant "invitée de Karin Clercq" avec une assurance - ma foi - qui pour une fois n'a pas suscité la suspicion... Le public n'est pas encore là, je m'installe en fonction du meilleur angle pour mes photos (toujours pas délivrée des tocs de fans !), bref j'ai repris ma célèbre place : celle de la fille en contre-bas qui guette sa star derrière la vitre. Elle est arrivée, avec Luc Page. J'ai éteins mon portable, bloqué mon agenda, prévenu mon boss : ces deux prochaines heures sont à moi. Laissez-moi rêver ! Plus de contrat en cours, de dossier à suivre, de mail à écrire, je suis venue revoir celle qui est tellement + + + sur l'échelle de mon idéal féminin (c'est mon topic, je m'en charge), ce matin dans l'exercice de son art, dans son dialogue avec les médias et le public... Ces français vraiment trop frileux avec Elle !
Certes j'ai regonflé mes batteries depuis septembre 2005, mais j'assumerai de ne jamais aller au-devant d'une égale quand je serai face à face avec Karin Clercq. Non, je ne mettrai pas mon piédestal au feu ! Hum hum, ça me rappelle une vieille histoire de "Es-tu mon Amie ?"... Rassurez-vous... Simple gimmick à la "Ross n'a pas trompé Rachel puisqu'ils faisaient un break" !!!

Ce jour-là, elle aurait dû faire un duo avec Georges Moustaki, "Dire qu'il faudra mourir un jour" - cela aurait été un bel événement à vivre et à immortaliser. Malheureusement, le vert Monsieur, séducteur (de belles jeunes femmes appréciant son répertoire) et motocycliste, n'était pas en situation d'honorer le rendez-vous et de tenir l'alléchante affiche. Elle a cependant chanté le titre seule, comme elle l'a fait une seconde fois pour son tube de l'été dernier, "Je suis à toi". J'avoue que je ne sais plus quel morceau a précédé l'autre, je me rappelle surtout l'invité, Alain Minc, se rinçant copieusement l'oeil aux premières loges de ce joli spectacle vivant. Salauds de capitalistes, même au Fou du Roi ils réussissent à s'offrir du bon temps !!!... Ah si elle avait pu chanter devant Jane Fonda... Jane l'aurait peut-être invitée à la rejoindre aux USA, avec ses copines Eve Ensler, Salma Hayek et Dolly Parton !!!
L'émission est finie, je me prépare à partir. Elle redescent, accompagnée de Luc, pour saluer ses visiteurs spéciaux. Un couple est venu aussi pour elle, visiblement de loin. J'avoue ma surprise, même si je n'ai jamais imaginé que Fred et moi étions les seuls à être tombés dans sa "potion magique"... Devant eux, je préfère reprendre le masque de winneuse-timée-in a big hurry, pfff quelle plaie les fans ;-) (Bravo à vous d'être venus).
Karin est chaleureuse, resplendissante... et sur le départ. Bruxelles n'est pas si loin, mais c'est toujours trop loin quand il s'agit d'y "repartir tout à l'heure". Je vais donc de mon côté, la carapace réajustée, le coeur un peu plus ému, gonflé d'invisibles vapeurs euphoriques, qu'aucun de mes prochains interlocuteurs ne détectera.
Et les mois ont passé.
Je voudrais la revoir, mais personne ne sait quand, et il faut vivre comme ça, en la plaçant à hauteur des autres, mes adulées : si capables de nourrir de rêves et de marquer notre existence ; si définitivement et invariablement ancrées dans une autre vie - la sienne.

 

Après de multiples adieux, Barbra Streisand revient cette année sur scène (...). Même si 1 seule date de sa tournée me coûterait autant qu'1 mois de concerts de Karin Clercq - en comptant le Canada !, il faut juste se résoudre à l'évidence : elles sont toutes les deux "de l'autre côté de l'arc-en-ciel". Somewhere...