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>> d'une groupie de base

1ère rencontre : France Inter - "le 13/14"
Mercredi 23 octobre 2002

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Karin était intimidée de faire ces photos. Elle était accompagnée d'un monsieur à qui elle a proposé, en plaisantant, de poser avec elle... Je crois que je l'ai bien surprise avec les prémices de ma "groupie attitude"...
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!!! BONUS !!!

Pour fêter le deuxième anniversaire de cette rencontre à France Inter, voici le mp3 de l'interview de Karin Clercq (sans les chansons) à écouter !
Réveil matin - France Inter.
Stéphane Paoli annonce toutes les mauvaises nouvelles du jour, que j'écoute au fond de mon lit. Histoire de bien commencer sa journée de chômeuse en se disant que, au moins, la terre ne s'est pas ouverte sous mes pieds la veille.

Puis il annonce que Karin Clercq sera ce jour l'invitée du "13/14" de Fabrice Drouelle, que l'émission est en public, qu'il suffit de composer un petit numéro de téléphone pour s'asseoir dans le même studio qu'elle...
Premier réflexe : "j'y vais pas". Ce sera toujours un peu mon leitmotiv de départ, vous verrez...
Je me lève - de toute façon j'y vais pas -, je prends mon café - pleins de choses à faire aujourd'hui -, je me colle devant mon ordinateur - de toute façon c'est trop tard pour appeler -, je commence un vague travail - je peux toujours appeler pour entendre une bonne fois que c'est complet -, j'appelle, un monsieur charmant (comme très souvent à Radio France) me dit : "bien sûr que vous pouvez venir, vous me donnez votre nom ?".
...

Je suis dans le (petit) studio, assise au premier rang, au meilleur angle par rapport à la table.
Je croise juste les doigts pour qu'elle ne soit pas assise dans le fauteuil qui me tourne le dos...
Je regarde tous les gens présents... Pourquoi sont-ils là ? Certains sont-ils venus pour Karin Clercq, la connaissent-ils ?
Elle arrive.
Elle entre dans le local technique, je la vois derrière la vitre, s'y trouve déjà Marie Gillain, autre invitée.
Alors c'est elle.
La sirène mi-dissimulée de l'album Femme X est une grande blonde, avec des jambes et tous ses cheveux !!! Qu'elle coiffe en chignon souple, d'ailleurs. On dirait presque une danseuse au premier abord.
Elle est habillée très sobrement. Et ce qui me frappera quand elle rejoindra les micros (s'asseyant face à moi, ouf !), ce seront ses grosses chaussures, un peu masculines.
Avant que ce ne soit son tour d'être invitée à la table des journalistes d'Inter, elle commande un thé et papote avec Marie Gillain, une compatriote dans le sens plein du terme : belge et comédienne, comme elle. Que se disent-elles ?

Arrive la partie magazine. Après que Marie Gillain nous ait expliqués que John Malkovich n'est pas un génie tordu, Karin est interviewée par Fabrice Drouelle et Isabelle Pasquier. Tous deux, surtout elle, semblent beaucoup apprécier l'album. Karin est à l'aise, mais elle fait quand même une drôle de grimace au moment où est diffusé un extrait de "Manqué", dont nous profitons tous dans le studio. Tous les regards se tournent vers elle et deviennent de plus en plus pesants au fur et à mesure que la chanson déballe sa petite histoire... Elle sourit d'une façon qui semble dire : "je crois que je vais aller me cacher sous la table".

Je ne la connaissais alors que par l'album et les quelques clichés promo de son site, je ne l'avais jamais vue en live, mais j'ai bien senti que cette "promiscuité" était le départ de quelque chose... J'avais déjà envie de l'admirer. Savait-elle qu'il y avait une fan, ce jour-là, dans le studio ?

Dans mon sac j'avais un appareil photos.
Je revenais de Bordeaux (raison pour laquelle j'avais raté son premier concert parisien de septembre...), et ma pellicule contenait tout le compte-rendu du festival de films auquel j'avais assisté... plus quelques poses restant à prendre.
Je ne voulais pas la quitter sans l'avoir photographiée ( ! ).
Pourtant le Monsieur de Radio France avait dit que c'était interdit... il fallait que j'essaye !

L'émission est finie, Karin parle avec les journalistes femmes (Isabelle Pasquier et Eva Bettan), qui ont définitivement craqué pour elle. Je n'écoute pas (mais non !), mais j'entends quand même qu'elles l'encouragent et qu'elles lui disent que la sauce va sûrement bientôt prendre (retranscription personnelle...).
J'attends. La pression monte, je me sens de plus en plus gênée de rester là, de ne pas partir.
Comprend-t-elle que je l'attends ?
Finalement elle emboîte le premier pas pour quitter le studio, quand je rassemble mes forces pour l'appeler de ma voix de souris :
"Karin Clercq ?
- oui " ... dit-elle simplement en se retournant, comme si elle s'y attendait, ou peut-être pas, je ne sais pas... je la sens gênée aussi !!!
Je lui propose de prendre une photo, malgré que ce soit interdit, les journalistes me disent "mais non, mais non, faites votre photo !". Tout concourt désormais à ce qu'elle pose pour moi.
Elle le fera, deux fois, ce qui est très étonnant parce qu'il y avait une vraie timidité des deux côtés, et une vraie maladresse pour ma part (je ne trouvais plus mon appareil dans mon sac... je bafouillais, c'était lamentable...). L'une des journalistes a dit : "plus tard, cette photo vaudra de l'or ! ". Je suis restée sans réponse à cette remarque... Pourquoi "plus tard" ???

Puis il a fallu partir (cette fois).
Au final, je ne lui ai presque rien dit, si ce n'est : "je suis venue pour vous".
Quand même !