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Karin
était intimidée de faire ces photos. Elle
était accompagnée d'un monsieur à
qui elle a proposé, en plaisantant, de poser avec
elle... Je crois que je l'ai bien surprise avec les prémices
de ma "groupie attitude"...
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!!!
BONUS !!!
Pour fêter le deuxième anniversaire de cette rencontre
à France Inter, voici le
mp3 de l'interview de Karin Clercq (sans les chansons) à
écouter !
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Réveil
matin - France Inter.
Stéphane Paoli annonce toutes les mauvaises nouvelles
du jour, que j'écoute au fond de mon lit. Histoire
de bien commencer sa journée de chômeuse en se
disant que, au moins, la terre ne s'est pas ouverte sous mes
pieds la veille.
Puis il annonce que Karin Clercq sera ce jour l'invitée
du "13/14" de Fabrice Drouelle, que l'émission
est en public, qu'il suffit de composer un petit numéro
de téléphone pour s'asseoir dans le même
studio qu'elle...
Premier réflexe : "j'y vais pas". Ce sera
toujours un peu mon leitmotiv de départ, vous
verrez...
Je me lève - de toute façon j'y vais pas -,
je prends mon café - pleins de choses à faire
aujourd'hui -, je me colle devant mon ordinateur - de toute
façon c'est trop tard pour appeler -, je commence un
vague travail - je peux toujours appeler pour entendre une
bonne fois que c'est complet -, j'appelle, un monsieur charmant
(comme très souvent à Radio France) me dit :
"bien sûr que vous pouvez venir, vous me donnez
votre nom ?".
...
Je suis dans le (petit) studio, assise au premier rang, au
meilleur angle par rapport à la table.
Je croise juste les doigts pour qu'elle ne soit pas assise
dans le fauteuil qui me tourne le dos...
Je regarde tous les gens présents... Pourquoi sont-ils
là ? Certains sont-ils venus pour Karin Clercq, la
connaissent-ils ?
Elle arrive.
Elle entre dans le local technique, je la vois derrière
la vitre, s'y trouve déjà Marie Gillain, autre
invitée.
Alors c'est elle.
La sirène mi-dissimulée de l'album Femme
X est une grande blonde, avec des jambes et tous ses cheveux
!!! Qu'elle coiffe en chignon souple, d'ailleurs. On dirait
presque une danseuse au premier abord.
Elle est habillée très sobrement. Et ce qui
me frappera quand elle rejoindra les micros (s'asseyant face
à moi, ouf !), ce seront ses grosses chaussures, un
peu masculines.
Avant que ce ne soit son tour d'être invitée
à la table des journalistes d'Inter, elle commande
un thé et papote avec Marie Gillain, une compatriote
dans le sens plein du terme : belge et comédienne,
comme elle. Que se disent-elles ?
Arrive la partie magazine. Après que Marie Gillain
nous ait expliqués que John Malkovich n'est pas un
génie tordu, Karin est interviewée par Fabrice
Drouelle et Isabelle Pasquier. Tous deux, surtout elle, semblent
beaucoup apprécier l'album. Karin est à l'aise,
mais elle fait quand même une drôle de grimace
au moment où est diffusé un extrait de "Manqué",
dont nous profitons tous dans le studio. Tous les regards
se tournent vers elle et deviennent de plus en plus pesants
au fur et à mesure que la chanson déballe sa
petite histoire... Elle sourit d'une façon qui semble
dire : "je crois que je vais aller me cacher sous la
table".
Je ne la connaissais alors que par l'album et les quelques
clichés promo de son site, je ne l'avais jamais vue
en live, mais j'ai bien senti que cette "promiscuité"
était le départ de quelque chose... J'avais
déjà envie de l'admirer. Savait-elle qu'il y
avait une fan, ce jour-là, dans le studio ?
Dans mon sac j'avais un appareil photos.
Je revenais de Bordeaux (raison pour laquelle j'avais raté
son premier concert parisien de septembre...), et ma pellicule
contenait tout le compte-rendu du festival de films auquel
j'avais assisté... plus quelques poses restant à
prendre.
Je ne voulais pas la quitter sans l'avoir photographiée
( ! ).
Pourtant le Monsieur de Radio France avait dit que c'était
interdit... il fallait que j'essaye !
L'émission est finie, Karin parle avec les journalistes
femmes (Isabelle Pasquier et Eva Bettan), qui ont définitivement
craqué pour elle. Je n'écoute pas (mais non
!), mais j'entends quand même qu'elles l'encouragent
et qu'elles lui disent que la sauce va sûrement bientôt
prendre (retranscription personnelle...).
J'attends. La pression monte, je me sens de plus en plus gênée
de rester là, de ne pas partir.
Comprend-t-elle que je l'attends ?
Finalement elle emboîte le premier pas pour quitter
le studio, quand je rassemble mes forces pour l'appeler de
ma voix de souris :
"Karin Clercq ?
- oui " ... dit-elle simplement en se retournant, comme
si elle s'y attendait, ou peut-être pas, je ne sais
pas... je la sens gênée aussi !!!
Je lui propose de prendre une photo, malgré que ce
soit interdit, les journalistes me disent "mais non,
mais non, faites votre photo !". Tout concourt désormais
à ce qu'elle pose pour moi.
Elle le fera, deux fois, ce qui est très étonnant
parce qu'il y avait une vraie timidité des deux côtés,
et une vraie maladresse pour ma part (je ne trouvais plus
mon appareil dans mon sac... je bafouillais, c'était
lamentable...). L'une des journalistes a dit : "plus
tard, cette photo vaudra de l'or ! ". Je suis restée
sans réponse à cette remarque... Pourquoi "plus
tard" ???
Puis il a fallu partir (cette fois).
Au final, je ne lui ai presque rien dit, si ce n'est : "je
suis venue pour vous".
Quand même !
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