RETOUR à l'ACCUEIL



>> RIS ORANGIS

Vendredi 11 avril 2003 - Le Plan

>> HISTORIQUE

< Le Bataclan >
< Rennes >
< Palaiseau >
< Liège >
< Ris Orangis >
< Lignières >
< St Laurent de Cuves >
< Binche / Thuin >
< Nyon >
< Lanester >

< La Louvière >
< Liévin >

< Genève >




>> Ma photo préférée

RDV dans la galerie !
Une photo a priori toute simple mais qui illustre quelque chose de très important : Karin sur scène est lumineuse, elle irradie, elle s'éclate. Loin des postures nombrilistes qui vont souvent de pair avec les chansons à texte, Karin dégage beaucoup de chaleur et de joie, toujours attentive à la rumeur du public, et prompte à y répondre dans un échange sincère et spontané.




Le concert de Ris Orangis n'est certes pas "une fois pour rien", mais restera le concert le plus court et le plus dur à encaisser émotionnellement. Cette salle pleine à craquer venue pour Dolly a rendu les choses plus anecdotiques, même si c'est incontestable : Karin a plu, elle a séduit son auditoire. Elle s'est fait entendre de lui, et bien souvent comprendre "dans le texte".

Vendredi soir, je ne sors pas forcément tôt du boulot. Il faut se dépêcher car l'Essonne n'est pas exactement "la porte à côté", et Fred et moi avons fait le choix du train pour nous y rendre.
Cela créé une drôle d'ambiance, du genre "soirée pour salary men", à peine sorti du boulot, hop ! on boit une bière dans une petite salle sombre !
Comme toujours, je suis impatiente de les revoir, de les entendre surtout.
J'ai apporté des photos pour Karin et Eva, je prépare une pochette pour les leur faire transmettre. Fred et moi ne souhaitons pas rester pour le concert de Dolly, et je me doute que ce sera difficile de les approcher un peu plus cette fois-ci.

On arrive au Plan à l'heure indiquée sur les billets. Mais il y a foule dehors et personne ne semble pouvoir entrer dans l'immédiat. On est obligés d'attendre à l'extérieur un bon moment, à côté de djeunes insupportables (suis-je si vieille que ça ???)... Au loin je vois le mari de Karin, je lui fais signe... encore honteuse de ma gaffe liégeoise...
On accède enfin à la salle : tout le premier rang est squatté par des fans de Dolly et d'Enola (le boys band qui passe avant Karin), rendant les choses un peu compliquée pour les photos...
Un jeune homme que j'appellerais "Petit Frère" (même les stars ont de la famille - dixit Petit Frère - !!! ) est venu nous saluer, j'ai trouvé ça très sympa.

Le set sera court mais de bonne tenue. Je trouve quand même le Groupe un peu tristounet.
Est-ce une projection personnelle ? Est-ce le souvenir trop intense du concert de Liège qui tronque ma perception ? Ma chère "Kassandre" sera quand même au rendez-vous, dans une version mi-parlée mi-chantée, un peu destabilisante pour le profane, mais savoureuse pour l'initié(e)... Inutile de demander un rappel... je sens que je ne serais pas beaucoup soutenue...

Dans l'attente de l'heure du prochain train pour Paris, Fred et moi regardons de loin Dolly faire son premier morceau... Soudain il me prend le bras, je me retourne : Karin est là, je peux finalement échanger quelques mots avec elle ! C'est curieux, j'ai l'impression d'entendre son accent belge pour la première fois... Elle est charmante, as usual.

C'est drôle de croiser comme ça, de façon régulière, quelqu'un qui contribue à l'embellissement de sa vie, à la transformation des choses profondes ou des choses auxquelles on croit en des chansons qui soulignent tout ça, où la portée artistique vient se superposer si délicatement à son propre quotidien. Les fans de Véronique Sanson se disent depuis des années : "comment vieillir sans elle ?". J'ai enfin trouvé ma Véro, ma contemporaine la plus raccord qui soit. Je ne veux plus vieillir sans elle.

To be continued.