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| Karin n'aime
rien moins qu'expérimenter des choses pendant l'interprétation
de ses chansons. Ce jour-là, à Palaiseau,
elle a chanté "Douce" en restant accroupie
pendant tout le morceau. Les éclairages étant
très faibles, je n'ai pas réussi à
capter son expression magnifique à la fin de la chanson,
mais cette photo donne une idée de cette "fois"
unique... |
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Je peux difficilement
aborder le concert de Palaiseau sans évoquer d'emblée
quelque chose d'essentiel. Je suis venue voir Karin Clercq,
et j'ai trouvé... un homme.
J'ai failli ne pas y aller à ce concert.
Les "vacances de Noël" et les "bonnes
résolutions" du 1er janvier sont passées
sur les bons souvenirs d'Inter, du Bataclan et de Rennes,
de telle sorte qu'après ma claque financière
post-fêtes de fin d'année, j'avais décidé
dans un premier temps de ne plus alimenter ma "groupie
attitude". Il fallait frapper fort et renoncer au concert
de Palaiseau.
J'ai décidé le matin même de m'y rendre.
Seule, car ma colocataire avait travaillé de nuit et
dormait encore (c'était un concert en journée,
la salle ouvrait à 14h).
Trois jours plus tôt, j'avais croisé le même
garçon à un concert de Vincent Delerm.
Avant le spectacle, ma coloc m'avait désigné
le petit groupe proche de nous en me disant : "eh, à
côté ça parle de Karin Clercq !"...
ce qui a fait que j'ai entamé un court dialogue avec
ce jeune homme, plutôt un admirateur : il l'avait déjà
vue 3 fois ! Mais il était avec sa copine, et puis
il avait un look beaucoup trop rangé pour moi, je n'ai
pas donné suite...
A Palaiseau il était là. Seul. Sa copine ne
s'était pas réveillée ?
Nous avons passé tout l'après-midi ensemble.
J'ai été insupportable : il m'a suivie dans
tous mes débordements de groupie. Me lever et danser
pendant le concert, poursuivre Karin et le groupe jusque dans
les coulisses, demander une photo, une affiche, des signatures,
et bien entendu parler à tue-tête et écouter
distraitement. Sans oublier notre premier verre ensemble :
moi, une bière et lui un coca !
J'étais moi-même, c'est-à-dire pas moi-même,
comme à chaque fois que je vais revoir Karin !!!
Sa patience et son intérêt constant m'ont bien
surprise...
Pour revenir à Karin (...), le concert s'est déroulé
dans une drôle d'ambiance.
Imaginez un peu : un concert de rock dans un théâtre,
un dimanche après-midi !
Il y avait quelque chose d'un peu irréel dans ce set.
J'avais l'impression d'assister à une répétition
générale, ou bien à un concert privé.
Bref, quelque chose de très privilégié
et de parfaitement unique, mais qui destabilisait du fait
du flou qui l'entourait globalement.
Moi, je me laisse aller. C'est le début de l'année,
je me dis que "ça y est j'ai replongé !",
mais finalement... ?
A la fin du concert, je file appeler ma coloc pour lui raconter
mes aventures.
En revenant, je vois Karin dans le hall qui discute avec des
fans qui se sont déplacés pour elle. Toutes
les affiches sont décrochées ! Je saisis ma
chance de lui parler à mon tour. Elle est très
chaleureuse. Je suis ravie. Elle est passablement fatiguée,
me parle de "jet lag".... moi qui pratique beaucoup
le franglais, je ne dis jamais ça, c'est drôle
(!). Je lui demande si on peut nous prendre en photo ensemble
: les piles de mon appareil sont mortes, je subis une nouvelle
humiliation à cause de ce "truc" (cf. France
Inter). La photo est finalement prise (par celui qu'elle a
placé sur ma route), puis elle nous conduits, le jeune
homme et moi, dans les coulisses afin d'y saluer les autres.
Ce sera pour moi l'occasion de faire davantage connaissance
avec Eva, qui malheureusement était assez malade ce
jour-là.
Tous me signent une affiche. Les Mauviel's, comme d'habitude,
ne savent pas quoi écrire.
Nous sommes le 12 janvier, je leur propose "bonne année"
!
Fred le batteur veut dédicacer l'affiche à Fred
et moi (oui, il s'appelle Fred)... secondes un peu gênantes
où il faut dire que "non, on n'est pas ensemble"...
On quitte le groupe sur de gentils "au revoir",
je suis comblée, fatiguée aussi du coup, à
mon tour. Fred et moi nous posons un moment.
Dans le RER que nous prenons ensemble pour rentrer, on s'échange
nos coordonnées.
Je suis allée voir Karin Clercq, et j'ai trouvé
un homme. Un de ceux dont on parle beaucoup mais que l'on
voit peu : un parisien, la trentaine, beau garçon,
actif, cultivé... célibataire (en fait). Moi
qui suis plutôt du genre Second hand rose, je
suis étonnée de lire de la convoitise dans les
yeux de cet oiseau rare...
Pour connaître la suite, reportez-vous au film de Paul
Thomas Anderson, "Punch-drunk love"... |
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