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Samedi 22 janvier 2005 - L'Arc-en-Ciel

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De l'autre côté de la zone commerciale, du multiplexe et de la grande route, une petite place accueille l'alléchante devanture de l'Arc-en-ciel : du cinéma, du théâtre, des concerts... Il semble que rien de fondamental n'ait été oublié dans ce lieu de culture ET de convivialité... Pour moi, jusqu'à présent, Liévin était une ville "24 heures". C'est-à-dire, dans mon jargon de communicante, une ville qui projette le film Ina des "24 heures de la télé"... J'ai été bien contente de voir l'équipe derrière la structure, les cinéphiles et les passionés derrière l'écran. Que des flyers annonçant "Ghost in the Shell - Innocence" puissent côtoyer des flyers "Karin Clercq en concert" me ravit (la comm est au poil !), mais surtout, cela me fait dire que, ce soir-là, j'étais vraiment au bon endroit... Alors bon courage à Vous l'Arc-en-Ciel du 62, mais aussi bon courage à tous ces autres Arc-en-Ciel français qui se mobilisent, toute l'année, pour proposer de beaux films et laisser une place au spectacle vivant. Résistance !



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RDV dans la galerie !
Malheureusement, on ne fait que distinguer la silhouette de Luc sur cette photo, mais cela n'enlève rien à l'esprit de groupe qu'elle peut dégager. Il sont ensemble, ils s'amusent, ils font de la musique comme nous on respire. Ils sont là, c'est leur truc, et en même temps c'est pour nous... A prendre comme un cadeau, le final de Karin & ses Hommes...



Le sac de Barbra
Je me promène chaque jour avec elle, avec Holly Golightly...

 

Revoir Karin en janvier est toujours un vrai beau moment.
D'abord parce qu'elle revient toujours de vacances, qu'elle a un teint superbe ! Elle est encore un peu sous l'effet de son jet lag, ce qui lui donne un air délicieusement décalé…
Et puis revoir Karin en janvier, c'est un peu vivre l'un ou l'autre de ces événements :
- rencontrer Fred
- fêter l'anniversaire de ma rencontre avec Fred
J'en arrive à penser que si je voyais Karin tous les ans, au mois de janvier, je pourrai être heureuse jusqu'à la fin de ma vie. Et j'en oublierai tout, de mon premier mari à Mr Wrong…
Revoir Karin, chaque janvier, jusqu'à la fin de ma vie [ me dis-je, en caressant le chat égyptien de Dorian Gray… ].

Fred et moi, à Liévin, avons soudain pris 10 ans de moins.
On est comme deux ados qui avons la twingo toute neuve pour aller à un concert de rock en banlieue, partis manger un steak dans une friterie "comme là-bas", se retrouvant au Formule 1 pour échapper, pour une nuit, à Papa et Maman, et se réveillant tout joyeux au comptoir du Clown le plus con de la Terre pour dévorer un Mac Morning !... Dix ans d'ascension sociale pour ça !!!
So sweet honey, j'ai passé un si bon week-end… Je ne sais pas où il a neigé, mais ce soleil derrière la vitre quand nous étions à nouveau sur la route de Paris, le lendemain matin, a juste bercé et doré à point mes rêves de la dernière nuit … Voilà, fin du compte-rendu !!!

Je ne parle jamais des premières parties de Karin… ni des secondes, quand cela arrive !
Il est rare que je ressente une émotion telle que j'ai envie, par la suite, de la répercuter ici. Mais Zaniboni quand même… elle ne laisse pas indifférent. Sacrée chanteuse, quelles références ! On me dit " Gianna Nanini ", et oui c'est vrai, j'y ai pensé aussi, mais quelle petite sœur surtout pour Higelin ou Lavilliers ! Jusqu'à la dernière minute de son show (qui a eu le temps de s'installer... les impatients ont accusé quelques crispations...), elle a été à la fois professionnelle et terriblement émouvante.
Privilège Ina, j'ai regardé quelques unes de ses archives… dont cette fois où elle a chanté en hommage à Anna Magnani, chez Frédéric Mitterrand. Ah ça, il était conquis l'intarissable bavard... Elle, elle est authentique, depuis le début.

A l'entracte, à l'heure de la buvette, toute l'équipe Made in KC arrive.
Karin a décrété que "c'était plus sympa comme entrée d'arriver tous en même temps" (!), et d'attendre, Désacralisée, assise sur un bout de scène, que ses Guys lui préparent le terrain... Vous imaginez la Material Girl faire la même chose ??? She's not a material girl... ceci explique sans doute cela...
Attablée au premier rang, dans une configuration music-hall qui me rappelle le concert de La Louvière, je me prépare à faire la fête. Je ne pourrai pas danser, mais ça ne me clouera pas sur ma chaise ! Et je chanterai, toutes les paroles de Ne Pas en entier, et puis les autres, au fur et à mesure que cela me viendra - même des paroles du nouvel album !, car je me rends compte que j'en connais déjà un petit nombre...
La scène est prête. Elle rappelle suavement ses Hommes... et c'est parti.
Tiens, elle commence par Marceline Desbordes-Valmore. Elle entremêle subtilement nouvelles et premières chansons. Sur scène, la promiscuité créée une ambiance très chaleureuse. Guillaume se laisse aller à la "libre expression personnelle", Luc s'aligne, rien à redire. Il sera l'auteur de ce bon mot : chanter " Dire qu'on va mourir un jour ", Karin, ça l'émoustille... ça l'émoustaki, même !!!
Dans le public on est aussi au coude à coude, mais on est bien, et malgré la pyramide des âges (...) je ressens beaucoup d'écoute de la part de l'auditoire, et globalement une bonne réception à cette chanson rock qui alterne, sans transition, le très chaud et le très froid. Finalement, ils se prennent LA claque - comme tous les autres !, mais eux je le vois ils tendent l'autre joue, et c'est bien l'effet escompté... L'ambiance de la salle est à l'image de la présentation, extraordinaire, de Karin faite par une certaine Françoise de l'Arc-en-Ciel, en introduction du concert : elle les avait prévenus, ils seraient captivés... Et d'ailleurs, j'ai adoré entendre tous ces magnifiques compliments sur Karin... Dans un mouvement inverse à la gravitation universelle, je les ai pris pour moi ( !!!???). J'ai pris comme une récompence personnelle d'entendre de si belles choses sur elle...
Ce n'était que le début de mon délire, puisque j'ai vu des images assez folles soudainement.
Karin est dans une très grande salle. Derrière elle, un fabuleux orchestre et des hommes en smoking... oui oui, parmi eux Guillaume, Luc... et même les frères Mauviel ! Elle fait face à une audience spectaculaire. Le pianiste commence à jouer " Franchise ". Karin inspire profondément avant de chanter son tube, repris par toutes les pointures dans sa version américaine My way, we were. Sommes-nous 20 ans plus tard ? Elle arbore une longue et soyeuse robe noire au tombé impeccable. Tout comme Holly Golightly elle porte aussi le fameux " collier de chien " (dixit Truman Capote), le large collier de brillants, idéalement réhaussé par le grand chignon blond et souple, d'une classe inégalée, qui la coiffe ce soir. " Tu reconnaîtras l'encre sur la lettre... est-ce que tu la liras ? "... une belle envolée de violons, L'Actrice qui semble se recueillir sur scène...
Je ne sais plus ce qui m'a réveillé, mais finalement j'ai repris contact avec la réalité (...). Et là je les ai tous regardés, Karin, Guigui, Luc, Lolo et David, s'éclater sur scène à nous offrir un beau final sur " Les petites errances ". Le genre de boeuf qu'on ne fait pas au Madison Square Garden mais qui est d'une fraîcheur et d'une générosité des plus absolues. Karin & ses Hommes... J'ignore si un jour elle ajoutera une chanson sur eux à son répertoire, comme jadis Barbara, mais indéniablement, cette Fille-là quand elle est on the road, est de la même trempe que la longue Dame brune...
L'anti-fille d'à côté. Une graine de Diva.

 

 



[ 3 moments forts du concert de Liévin - vidéos " sanson " !!! ]
< Kassandre >
< Guigui à la trompette >
< Final >