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Revoir
Karin en janvier est toujours un vrai beau moment.
D'abord parce qu'elle revient toujours de vacances, qu'elle
a un teint superbe ! Elle est encore un peu sous l'effet
de son jet lag, ce qui lui donne un air délicieusement
décalé
Et puis revoir Karin en janvier, c'est un peu vivre l'un
ou l'autre de ces événements :
- rencontrer Fred
- fêter l'anniversaire de ma rencontre avec Fred
J'en arrive à penser que si je voyais Karin tous
les ans, au mois de janvier, je pourrai être heureuse
jusqu'à la fin de ma vie. Et j'en oublierai tout,
de mon premier mari à Mr Wrong
Revoir Karin, chaque janvier, jusqu'à la fin de ma
vie [ me dis-je, en caressant le chat égyptien de
Dorian Gray
].
Fred
et moi, à Liévin, avons soudain pris 10 ans
de moins.
On est comme deux ados qui avons la twingo toute neuve pour
aller à un concert de rock en banlieue, partis manger
un steak dans une friterie "comme là-bas",
se retrouvant au Formule 1 pour échapper, pour une
nuit, à Papa et Maman, et se réveillant tout
joyeux au comptoir du Clown le plus con de la Terre pour
dévorer un Mac Morning !... Dix ans d'ascension
sociale pour ça !!!
So sweet honey, j'ai passé un si bon week-end
Je ne sais pas où il a neigé, mais ce soleil
derrière la vitre quand nous étions à
nouveau sur la route de Paris, le lendemain matin, a juste
bercé et doré à point mes rêves
de la dernière nuit
Voilà, fin du compte-rendu
!!!
Je ne
parle jamais des premières parties de Karin
ni des secondes, quand cela arrive !
Il est rare que je ressente une émotion telle que
j'ai envie, par la suite, de la répercuter ici. Mais
Zaniboni quand même
elle ne laisse pas indifférent.
Sacrée chanteuse, quelles références
! On me dit " Gianna Nanini ", et oui c'est vrai,
j'y ai pensé aussi, mais quelle petite sur
surtout pour Higelin ou Lavilliers ! Jusqu'à la dernière
minute de son show (qui a eu le temps de s'installer...
les impatients ont accusé quelques crispations...),
elle a été à la fois professionnelle
et terriblement émouvante.
Privilège Ina, j'ai regardé quelques unes
de ses archives
dont cette fois où elle a chanté
en hommage à Anna Magnani, chez Frédéric
Mitterrand. Ah ça, il était conquis l'intarissable
bavard... Elle, elle est authentique, depuis le début.
A l'entracte,
à l'heure de la buvette, toute l'équipe Made
in KC arrive.
Karin a décrété que "c'était
plus sympa comme entrée d'arriver tous en même
temps" (!), et d'attendre, Désacralisée,
assise sur un bout de scène, que ses Guys
lui préparent le terrain... Vous imaginez la Material
Girl faire la même chose ??? She's not a material
girl... ceci explique sans doute cela...
Attablée au premier rang, dans une configuration
music-hall qui me rappelle le concert de La Louvière,
je me prépare à faire la fête. Je ne
pourrai pas danser, mais ça ne me clouera pas sur
ma chaise ! Et je chanterai, toutes les paroles de Ne
Pas en entier, et puis les autres, au fur et à
mesure que cela me viendra - même des paroles du nouvel
album !, car je me rends compte que j'en connais déjà
un petit nombre...
La scène est prête. Elle rappelle suavement
ses Hommes... et c'est parti.
Tiens, elle commence par Marceline Desbordes-Valmore. Elle
entremêle subtilement nouvelles et premières
chansons. Sur scène, la promiscuité créée
une ambiance très chaleureuse. Guillaume se laisse
aller à la "libre expression personnelle",
Luc s'aligne, rien à redire. Il sera l'auteur de
ce bon mot : chanter " Dire qu'on va mourir un jour
", Karin, ça l'émoustille... ça
l'émoustaki, même !!!
Dans le public on est aussi au coude à coude, mais
on est bien, et malgré la pyramide des âges
(...) je ressens beaucoup d'écoute de la part de
l'auditoire, et globalement une bonne réception à
cette chanson rock qui alterne, sans transition, le très
chaud et le très froid. Finalement, ils se prennent
LA claque - comme tous les autres !, mais eux je le vois
ils tendent l'autre joue, et c'est bien l'effet escompté...
L'ambiance de la salle est à l'image de la présentation,
extraordinaire, de Karin faite par une certaine Françoise
de l'Arc-en-Ciel, en introduction du concert : elle les
avait prévenus, ils seraient captivés... Et
d'ailleurs, j'ai adoré entendre tous ces magnifiques
compliments sur Karin... Dans un mouvement inverse à
la gravitation universelle, je les ai pris pour moi ( !!!???).
J'ai pris comme une récompence personnelle d'entendre
de si belles choses sur elle...
Ce n'était que le début de mon délire,
puisque j'ai vu des images assez folles soudainement.
Karin est dans une très grande salle. Derrière
elle, un fabuleux orchestre et des hommes en smoking...
oui oui, parmi eux Guillaume, Luc... et même les frères
Mauviel ! Elle fait face à une audience spectaculaire.
Le pianiste commence à jouer " Franchise ".
Karin inspire profondément avant de chanter son tube,
repris par toutes les pointures dans sa version américaine
My way, we were. Sommes-nous 20 ans plus tard ? Elle
arbore une longue et soyeuse robe noire au tombé
impeccable. Tout comme Holly Golightly elle porte aussi
le fameux " collier de chien " (dixit Truman
Capote), le large collier de brillants, idéalement
réhaussé par le grand chignon blond et souple,
d'une classe inégalée, qui la coiffe ce soir.
" Tu reconnaîtras l'encre sur la lettre... est-ce
que tu la liras ? "... une belle envolée de
violons, L'Actrice qui semble se recueillir sur scène...
Je ne sais plus ce qui m'a réveillé, mais
finalement j'ai repris contact avec la réalité
(...). Et là je les ai tous regardés, Karin,
Guigui, Luc, Lolo et David, s'éclater sur scène
à nous offrir un beau final sur " Les petites
errances ". Le genre de boeuf qu'on ne fait pas au
Madison Square Garden mais qui est d'une fraîcheur
et d'une générosité des plus absolues.
Karin & ses Hommes... J'ignore si un jour elle ajoutera
une chanson sur eux à son répertoire, comme
jadis Barbara, mais indéniablement, cette Fille-là
quand elle est on the road, est de la même
trempe que la longue Dame brune...
L'anti-fille d'à côté. Une graine de
Diva.

[
3 moments forts du concert de Liévin -
vidéos " sanson " !!!
]
< Kassandre
>
< Guigui à
la trompette >
< Final >
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